Le dispositif scénique utilise la magie nouvelle afin de développer les perturbations du réel, la dématérialisation, les flous, les troubles optiques. Comme il s’agit de magie, nous ne pouvons pas expliquer le dispositif, mais rendre compte de ce qu’on pourra voir.

  • Il y aura des hologrammes, autres personnages, perdus dans cet espace, présences dont la matière fantomatique met en doute la réalité des acteurs vraiment là. Cette réalité hologramique va s’inscrire dans la matière réelle, s’assoir sur les vrais lits, une chaise, etc,… Puis disparaitre, ou devenir floue, troublée mais toujours mêlée à la réalité matérielle, (chaise, lit, etc,…)
  • Les acteurs pourront être superposés par leur propre hologramme, comme si le corps du personnage était un vêtement dont il serait dépossédé, et questionnant ainsi sa réalité. On pourrait parler d’une dissociation de l’être, une sensation d’être à l’extérieur de soi, comme c’est le cas lors d’un choc.
  • Nous allons travailler sur la juxtaposition d’images immersives (hologrammes et autres) et la projection classique sur un écran en fond de scène, prenant en étau les personnages entre deux réalités modifiées. Cet espace scénique crée un infini et une perte des repères spatiaux pour les spectateurs et les personnages.
  • Tous ces éléments vont être composés comme une œuvre picturale. Dans la peinture, que se soit chez Ensor, Goya ou Hopper ou même dans la photographie, les personnages sont comme détachés du monde et de leur propre identité. Afin de construire et déconstruire ces peintures en mouvement et en 3 D, nous nous sommes servis d’un story-board, et nous avons travaillé avec une plasticienne.

STORY BOARD